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COULEURS COMPLEMENTAIRES Comme en peinture "normale" :
On notera qu'à ce stade, la palette fluo comporte déjà 2 verts. Aussi bien, voire mieux que dans la peinture classique, l’alchimie entre les couleurs complémentaires fonctionne ici :
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| LA LUMINOSITE La luminosité est la clé pour comprendre le fluo. C'est aussi elle qui démarque cette technique des autres. Par ex : La plus lumineuse des couleurs fluo n'est pas le blanc, ni le jaune. Mais un mélange des deux... Or, la plus lumineuse des couleurs attire l'oeil. Mais plus cette lumière est intense, plus le sujet semble près. Plus la lumière est faible, plus le sujet semble loin. Les valeurs (ou intensités lumineuses) définissent donc, naturellement, une spatialité, une profondeur de champs. Voir ci-dessous :
Le jaune semble toujours au premier plan. Pour construire une image fluo, la conception lumineuse s'avère donc primordiale. Travail d'éclairagiste donc, tenant compte des valeurs des couleurs, et de la profondeur que l'on souhaite rendre. Ci-dessous un tableau illustrant l'ordre des valeurs des couleurs fluo de cette étude. Il a été établi en positionnant des échantillons fluo de même dimension, les uns à côté des autres, de la plus claire à la plus foncée, avec un néon de lumière noire de 40 watts situé à 1,5 m. ![]() Note : On dispose à présent de 4 verts fluo différents, et de 2 oranges.
Il ressort de ce tableaux une étrange logique dans les valeurs. Le blanc par exemple exprime moins de lumière que le rouge. Mais mélanger rouge et blanc créé un rose plus lumineux que les 2 couleurs. Toutefois, on remarquera que le blanc+bleu ne permet pas de dépasser la valeur du blanc seul. D'une façon générale, les couleurs froides sont plus sombres que les couleurs chaudes. Il y a d'autre part, un fossé de luminosité entre ces deux groupes de couleurs. Les facteurs d'intensité Puisque chaque ajout de luminosité bouleverse l'agencement des plans, la plus lumineuse et la plus sombre des valeurs utilisées définissent le contraste de l'image. Les autres tons s'intercalent donc logiquement entre ces deux extrèmes, en incrémentant l'intensité lumineuse de toute l'image. D'autres éléments définissent l'intensité des valeurs fluo :
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| PROBLEMATIQUES Le risque premier est l'écrasement lumineux, c'est à dire qu'une valeur trop intense balaie toutes les autres, tuant ansi les nuances préalablement établies. A ce stade, l'image est sans doute comme une ampoule allumée, difficile à regarder. Cela peut aussi survenir en cas de corrections ça et là, de couleurs fluo dans une image dont la lumière est déjà équilibrée. Ajouter de la couleur, c'est ajouter de la lumière, ce qui conduit insidieusement à une surcharge lumineuse. On risque aussi une incohérence de profondeur de champs. Bien entendu, l'esprit humain, en présence d'éléments graphiques décrivant une perspective, interprête naturellement la profondeur de champs. Il n'est pas nécessaire d'utiliser du vert en arrière plan et du jaune au premier, pour décrire une perspective. Néanmoins, la gestion des valeurs lumineuses des couleurs est essentielle pour éviter qu'un élément de l'arrière plan ne semble flotter au premier plan. Il existe un paradoxe troublant dans l'utilisation du fluo, avec les tons fluo sombres. Plus on badigeonne ces tons sombres et moins cela est sombre. Plus il y a de peinture, plus il y a de lumière... Une autre particularité troublante est une sorte d'aura des couleurs pures. Même le bleu, une des couleurs "sombres", rayonne plus que le violet. Cependant la valeur du violet étant plus claire, il se place avant le bleu. On retrouve cette particularité avec le orange. On peut en déduire que les couleurs pures sont extraverties, et que les mélanges sont introvertis. Le blanc cependant fait exception, car pur, il est introverti... |
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| ATTENTION : Il ne faut en aucun cas exposer la peinture fluo à la lumière du soleil, car il la dégrade irrémédiablement en moins de 15 jours d'exposition. | ||
| L'ALCHIMIE L'alchimie fluorescente dépend de nombreux paramètres inconnus des techniques traditionnelles, qui soulèvent nombre de problèmes et de risques. Il s'agit donc d'une technique "capricieuse", que l'on peut tenter de dompter de différente manière. D'aucun se servira de son instinct, un autre de méthodes... Quoiqu'il en soit, on peut affirmer que la technique du fluo consiste à équilibrer des interactions lumineuses. Puisque l'on peint avec de la lumière, les nuances et les dégradés sont particulièrement intéressants, mais hélas difficiles, à mettre en oeuvre. On peut aussi travailler des aplats de couleurs. Tout est possible avec cette technique, qui révèle peu à peu ses finesses. Les outils du peintre, son geste, son expérience, son inspiration... tout participe à l'image, comme pour toute forme d'expression. A ce détail que sous lumière noire, l'homme voit différemment. Comme dans un autre monde. Cette lumière différente peut participer à un phénomène de transe, utilisable pour maîtriser les fluos, et sentir se créer une alchimie savoureuse... |
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| A voir aussi... > Galerie de peintures fluo > FAQ fluo : pour tout savoir... > L'éclairage de lumière noire > Démarche picturale > Didgeridoos fluos > Les palettes |
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